18 décembre 2024
L’Évolution en matière d’Énergies renouvelables
Face à l’urgence climatique et à la nécessité de diversifier les sources d’énergie, les législations sur les énergies renouvelables ont récemment connu des évolutions significatives, tant en France qu’au sein de l’Union européenne. Ces avancées visent à accélérer la transition énergétique, à renforcer l’indépendance énergétique et à répondre aux défis environnementaux contemporains.
Évolutions législatives récentes
En France, la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023, relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, marque une étape cruciale. Elle vise à simplifier les procédures administratives pour les projets d’énergies renouvelables, à mobiliser les espaces déjà artificialisés pour l’installation de panneaux photovoltaïques et à renforcer la planification territoriale en collaboration avec les élus locaux. L’objectif est de diviser par deux le temps d’instruction des projets et de sécuriser leur mise en œuvre face aux recours.
En 2024, le dispositif MaPrimeRénov’ a été renforcé pour encourager les rénovations énergétiques d’envergure. Depuis le 1ᵉ janvier, un parcours unique, accompagné systématiquement, permet de financer jusqu’à 90 % des travaux, avec un plafond de 70 000 € par projet. Cette réforme vise à améliorer la performance énergétique des logements et à réduire la consommation d’énergie.
Le 5 avril 2024, de nouvelles mesures pour le déploiement et l’industrialisation du photovoltaïque ont été annoncées. Elles incluent l’attribution de soutiens publics à des projets représentant 1,3 GW de nouvelles capacités photovoltaïques, la modification de l’arrêté tarifaire pour favoriser les petites installations, et l’accélération de la mise à disposition de terrains pour le solaire.
Au niveau européen, la directive (UE) 2023/2413 du 18 octobre 2023, dite « RED III », a fixé un objectif contraignant de 42,5 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique globale de l’UE d’ici 2030, avec un objectif indicatif supplémentaire de 2,5 %. Cette directive simplifie également les procédures d’octroi de permis pour les nouvelles installations, en fixant des délais maximaux d’approbation de 12 mois dans les zones prioritaires et de 24 mois ailleurs.
Enjeux et perspectives
Ces évolutions législatives répondent à plusieurs enjeux majeurs. La simplification des procédures administratives est essentielle pour réduire les délais de mise en œuvre des projets et stimuler les investissements dans le secteur des énergies renouvelables. La mobilisation des espaces artificialisés, tels que les friches industrielles, permet d’optimiser l’utilisation du territoire tout en préservant les zones naturelles. La planification territoriale concertée avec les élus locaux favorise l’acceptabilité sociale des projets et leur intégration harmonieuse dans les paysages.
Ces initiatives offrent des opportunités pour le développement des énergies propres, la création d’emplois verts et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, des défis subsistent, notamment en matière de financement, de formation des professionnels du secteur et d’adaptation des réseaux de distribution pour accueillir une part croissante d’énergies renouvelables.
Conclusion
En 2024, les nouvelles législations sur les énergies renouvelables marquent une avancée significative dans la transition énergétique en France et en Europe. Elles constituent une réponse ambitieuse aux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux, tout en préparant le terrain pour une économie durable. La mise en œuvre efficace de ces mesures exigera une collaboration étroite entre les pouvoirs publics, les acteurs du secteur et les citoyens. Avec ces évolutions, la France et l’Europe s’inscrivent sur des trajectoires ambitieuses pour relever les défis climatiques et énergétiques du XXIᵉ siècle.
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